Le hasard ne fait pas toujours ce qu’on souhaite, c’est l’inconnu qui fait vivre.

•18 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Tu sais plus, tu sais pas,
ça serait un drôle d’hasard,
que les chemins se croisent,
qu’un regard s’échange,
juste pour se dire
regarde, je suis là, mais chacun, nous n’y sommes plus,
les yeux noirs de mascara, fins et pâles,

je ne sais plus, je ne sais pas,
l’haleine au café, qui traverse l’air glacial,
une boucane sans cigarette,
qui marche avec mon ombre,
sortant de mes poumons,
cette boucane, ne sachant plus, ne sachant pas,

où elle va, où tu iras,
les cheveux qui font tout ce que je ne veux pas,
les chouettes pas trop belle après une trop courte nuit,
les boucles qui t’embrassent,
ils ne savent plus où aller, ne savent plus, ne savent pas,

et là, juste comme ça,
comme si c’était permis,
on se permet l’éternité,
comme si ça pouvait se promettre,
comme si nos chemins étaient tracés,
comme si on était entièrement en contrôle de notre destin,

mais personne sait et nous ne le savons pas.

pour l’éternité

•16 janvier 2012 • Laisser un commentaire

On me répondait,

mais que veux-tu de plus? On t’a déjà tout donné

, mais au fond, c’est eux qui ne pouvait pas offrir davantage.

Tu m’as offert ce plus que je cherchais, ce plus apaisant, sécurisant et si doux.
J’ai peine à l’accepter, mais ça viendra et ce confort, c’est ce qui nous fera durer toujours.

avoir du sens

•13 janvier 2012 • Laisser un commentaire

Lettres,
Syllabes,
Mots,
Virgules,
Ponctuation,
Phrases,
Complément.

L’expérience Skype

•25 décembre 2011 • Laisser un commentaire

Ma grand-mère, née aux États-Unis, n’est pas retournée voir sa famille et la famille de son mari depuis déjà plus de 20 ans.

Ce soir, mon père a amené son ordinateur et à ouvert Skype au près d’elle, en contact avec le souper de famille des Doran’s se trouvant à Boston.

Elle s’est mise à pleurer et j’ai pleurée son bonheur avec elle alors qu’elle criait qu’elle allait venir les voir bientôt.

J’aimerais acheter un “wannebago” et partir avec elle, comme lorsque j’avais 2 ans, parce que c’est son rêve.

Elle disait qu’elle demandera à son médecin si elle peut partir et la sœur de mon grand-père lui a répondue qu’elle était encore toute une “spring chicken”.

J’étais heureuse, la technologie, par moment, c’est beau.

Fun fact 2

•23 décembre 2011 • Laisser un commentaire

J’ai beau regarder dehors, être excité par la neige, quand je suis dos aux fenêtres, je fini par mettre des converses.

Ouais, une éternelle ado.

vas t’en.

•23 décembre 2011 • Laisser un commentaire

Je me dis que c’est mieux de te laisser partir,
mais j’ai envie de faire des projets, là.

À la place, je te laisse partir,
comme ça, tu ne me décevras pas.

Je veux que tu partes,
pour que je me prouve que c’était pas vrai.

Je veux que tu partes,
pour que tu me prouves que ce l’est.

des carrés d’image, l’une à la suite de l’autre: un film

•23 décembre 2011 • Laisser un commentaire

J’ai vue son visage et j’ai pensée: borderline.

Le film.

Et là, je me suis souvenue,

Kiki: «Je suis un danger privé, moi, c’est tout, toute suite, maintenant.»

elle, qui n’arrive pas à se laisser faire, qui doit garder le contrôle, qui ne veut pas se laisser vivre l’amour. Trop fragile, elle fait sa forte.

Capoter, fort, avoir envie de fuir, le faire, avoir envie de rester, elle se sait plus où se mettre, comment vivre et comment le vivre.

Et lui, qui lui répond : «et moi, je suis téméraire, c’est pour ça que j’ai pas peur des dangers privés».

J’ai fermée les yeux. Il faisait des brioches.
J’ai ouvert les yeux. Elle souffrait le trop plein d’amour qui vivant en d’dans d’elle.

Quand le futur voudra nous séparer par son quotidien

•21 décembre 2011 • Laisser un commentaire

Quand tous les centimètres de ta peau auront été embrassés,
quand tous les mots auront été dit,
quand tous les rêves auront été réalisés,
quand tous les calins auront été serrés,
quand toutes les positions auront été faites,
quand tous les repas auront été mangés,
quand tous les sourires auront été échangés,
quand tous les rires auront été criés,
quand tous les pleurs nous auront fait souffrir,
quand tous les sentiments auront été vécus,
quand toutes les situations auront été vus,
quand tous les biens nous appartiendrons,
quand tous les autres nous percevront,

que nous restera-t-il?

Les années se suivent, mais ne se rassemblent pas

•20 décembre 2011 • Laisser un commentaire

Dans 6 jours, à pareille date, j’étais couchée sur votre divan et je pleurais.

Je suis heureuse d’avoir quitté ce qui ne me faisait plus de bien.

Aujourd’hui, je respire mes choix et mes désirs.

Dans 6 jours, à pareille date, je vais être à table, avec mon père et ma grand-mère et je vais sourire.

à la vitesse des arbres qui passent

•20 décembre 2011 • Laisser un commentaire

Un train, aucune destination, un matin, juste comme ça, aller-retour, t’es pas game.
Ton regard dans le mien, un café dans les mains, la tuque jusqu’aux oreilles, de la musique dans celles-ci, un livre sur les genoux et la nature comme paysage.

 
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